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Elle
est là, Tapie dans l'ombre, Couchée dans un
lit d'épines, Elle sommeille, Attend son heure.
Un homme approche, Un oeil brille dans
la nuit, Des branches craquent, Des flammes surgissent,
La bête se réveille !

Soudain elle bondit ! Sa langue happe les étoiles,
Sa gueule vomit des étincelles. Son corps s'agite, se
contorsionne L'ogre dévore la nuit.
Des hommes s'approchent,
Fascinés par les lueurs dansantes.
Des sapins sont offerts,
Le brasier les avale,
Avec des crépitements de joie.
La bête est repue,
Les enfants n'ont plus peur,
Près d'elle, ils trouvent la chaleur.
Le monstre se calme,
Doucement il s'endort.
Pier Ö Mann |

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